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L’impact de la pornographie sur la sexualité féminine

Selon PornHub (une des plus grosses plateformes de porno streaming), 25% des 60 millions d’utilisateurs journalier seraient des femmes, soit 14 millions.

Pourtant, d’après une enquête, 56% des femmes sont dérangées par la manière dont le monde du porno traite la femme. D’ailleurs 79% trouvent les pratiques sexuelles très éloignées de la réalité, 72% jugent ces films dégradant et 57% les trouvent bien trop violant.

Les femmes sont souvent représentées dans les films pornos comme des instruments du plaisir sexuel masculin et beaucoup d’entre nous ne s’identifient pas à la pornographie. De plus, la représentation du physique de la femme dans ces films créé le sentiment de ne pas correspondre aux critères de beauté qui pourrait attirer les hommes sexuellement. Des complexes naissent de ces représentations : pilosité, vulve différente, etc. Mais également des complexes de performances ou lié au désir. On se poses alors des questions « pourquoi je ne jouis pas par pénétration », « pourquoi je n’ai pas envie de faire ça ? », « je ne suis pas normale ».  Le majeur problème avec la pornographie c’est qu’elle indique aux jeunes qu’il y a une façon de faire l’amour. Par conséquent, ça pousse, par exemple, des jeunes femmes à simuler des bruits pour indiquer qu’elle prend bien du plaisir.

C’est pourquoi un porno alternatif a vu le jour : des femmes qui créent du porno pour les femmes.

Un porno éthique, donc, qui met en avant une diversité des corps, de couleurs mais aussi des corps avec des morphologies différentes et cela permet de sortir des clichés du corps parfait que nous retrouvons autant dans le monde du porno, que le monde du cinéma dans sa globalité.  Ainsi, on montre des poils, parfois, parce qu’une femme n’est pas toujours épilée à la perfection. Voire pas épilée tout court. On montre des bourrelets et de la peau d’orange, car la taille 34 n’est pas universelle, et on montre des imperfections de tous genres, comme des vergetures et des cicatrices par exemple.

Mais, ce type de porno ne cherche pas à seulement se faire bien voir que devant l'écran. Erika Lust , une productrice de films pornographique suédoise, explique que "ce qui se passe derrière la caméra est en fait ce qui définit réellement un porno comme "féministe" ou "éthique"". On ne retrouve pas de filles mineures, ou femmes non consentantes. On est plus proche d’une sexualité du quotidien...

En revanche, les réalisatrices de porno féministe soulignent que ce n’est tout de même pas un documentaire. Effectivement, le porno est aussi un super moyen de se stimuler psychologiquement car il y a une forme d’idéalisation de la sexualité, de la caricature qu’elle peut engendrer, il faut que ça reste fantasmagorique tout de même.

D’ailleurs, on y retrouve un œil totalement différent, car pour une fois, c’est filmé du point d’une femme, avec ses propres fantasmes et désirs. C’est pour cela qu’Olympe de G (réalisatrice française) décrit son travail comme « clitocentré »(pour donc dire à l’inverse de phallocentré). Elle replace le clitoris au cœur de l’acte sexuel. D’ailleurs, dans Une dernière fois, son film le plus récent, il n’y a pas une seule scène où le clitoris n’est pas en jeu.  Il n’y a même pas de fellation.  Se concentrer sur le plaisir féminin, c’est aussi se détacher de l’idée que le sexe inclut une pénétration.

En revanche, il faut savoir qu’il faut payer pour regarder du porno éthique. Mais c'est l’idée d’accompagner des valeurs ou tout simplement quelque chose de différent pour découvrir une nouvelle façon d'explorer son plaisir sexuel.

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